Renault Renault Louis Renault fonda sa marque en 1898, à Boulogne-Billancourt, en région parisienne. La marque s’attacha à répondre à tous les publics, et développa une large gamme allant de la voiturette à la voiture de maître 40 CV ultra-luxueuse. C’est ainsi que Renault devint très vite le premier constructeur français jusqu’à l’avènement de Citroen en 1919.
Renault et Citroen devinrent de véritables rivaux au cours des années 20 et 30 bien que leurs stratégies étaient très différentes. Citroen prônait l’audace et l’innovation, tandis que Renault était adepte des techniques classiques et éprouvées. Ainsi, pour concurrencer la Citroen Traction Avant, Renault lui opposait les très classiques Celtaquatre, Primaquatre, Novaquatre et Vivaquatre. Ces modèles disparaîtront dès le début de la Seconde Guerre Mondiale, alors que la Traction Avant poursuivit sa carrière jusqu’en 1957. En 1938, Renault produisait 58 000 voitures contre 68 000 pour Citroen, 47 000 pour Peugeot et 21 000 pour Simca. L’année 1938 marqua le lancement de la Juvaquatre, qui concurrençait les Peugeot 202 et Simca 8. En 1940, les usines de l’île Seguin furent réquisitionnées par les occupants allemands. Louis Renault fut arrêté en 1944 et inculpé de commerce avec l’ennemi. La firme qu’il avait fondée devint alors Régie Nationale. En 1946, naquit la 4CV qui fut la première nouvelle voiture française de l’après-guerre. Ce petit modèle populaire fut produit à plus d’un million d’exemplaires de 1946 à 1961, et permit à Renault de redevenir le premier constructeur français. La 4 CV se caractérisait par son moteur disposé à l’arrière, comme la Volkswagen qui pouvait lui être comparée. Elle fut épaulée en 1951 par la Frégate, un modèle 11 CV d’inspiration américaine, à carrosserie ponton et moteur à l’avant, produit dans la nouvelle usine de Flins. La Frégate était sensée démoder les anciennes Citroen Traction Avant. En fait, ce modèle connut dès le début des problèmes techniques qui compromirent toute sa carrière. En 1956, fut lancée la Dauphine, qui fut avec la 4 CV un des plus grands succès des années 50. Elle fut produite à plus de 2 millions d’exemplaires de 1956 à 1968. La Dauphine qui remplaçait la 4 CV reprenait la technique du moteur arrière mais en 5 CV. Sa carrosserie s’inspirait de la Frégate, dans des proportions plus modestes. Un modèle cabriolet en fut dérivé, ce fut la Floride rebaptisée quelques années plus tard Caravelle. En 1961, fut lancée la R4, première traction avant de la marque. Ce modèle à hayon reprenait la philosophie de la Citroen 2 CV, c’est-à-dire un modèle très économique et pratique. Ce modèle connut un énorme succès, puisqu’il fut produit à plus de 5 millions d’exemplaires de 1961 à 1993. En 1962, la R8 prit le relais de la Dauphine. Un version allongée en fut dérivée en 1965 : la R10. Ces deux modèles seront produits à plus de 1,7 millions d’exemplaires et seront les derniers chez Renault à reprendre la technique du moteur arrière. Pour remplacer la Frégate, Renault s’associa au début des années 60 avec American Motors afin de distribuer la Rambler 6 cylindres américaine en Europe sous le nom de Rambler-Renault. Cette voiture (1962-1966) ne connut qu’un succès d’estime et elle fut balayée dès le lancement de la R16. 1965 marque la sortie de la R16, première voiture de haut de gamme à hayon, qui connut un grand succès. Ce modèle inaugura la nouvelle usine de Sandouville. La R6 lancée en 1968 était une R4 dont la carrosserie s’inspirait de la R16. La R12 lancée en 1969 fut la première voiture de milieu de gamme de Renault. Elle dépassa les 2 millions d’exemplaires. Les coupés R15/R17 en furent dérivés en 1971, et remplacés en 1980 par la Fuego. 1971 marque le début de l’association de Peugeot et Renault dans le domaine des moteurs. De la nouvelle usine de Douvrin, sortiront les moteurs PRV 6 cylindres ainsi que d’autres moteurs 4 cylindres. En 1972, la R5 lança la mode des petites voitures de ville, et tout le monde se rappelle de la célèbre publicité lors de son lancement : « Bonjour, je m’appelle Supercar ! » La R5 fut produite à près de 4 millions d’exemplaires de 1972 à 1984, date à laquelle elle fut remplacée par la Supercinq qui égala presque le score de son aînée (3,2 millions d’exemplaires). Renault devient propriétaire d’American Motors en 1982, qu’il revend à Chrysler en 1987, faute d’avoir su s’adapter au marché américain. Après les succès mitigés des R20/R30 (1975) et R14 (1976), les succès allaient se succéder à bonne cadence : R18 (1978), R9 (1981), R11 (1983), R25 (1984), Espace (1984), R21 (1986), R19 (1988), Clio (1990), Safrane (1992), Twingo (1993), Laguna (1994), Mégane (1995), Scénic (1996). De nouveau privatisé, Renault est devenu un grand constructeur international, et l’imagination est un de ses atouts maîtres : les concepts du monospace de haut de gamme (Espace) et de moyenne gamme (Scénic) en sont un magnifique exemple. Source: Mavel - Automotive statistics & Forecasts
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